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Post Scriptum...

Voyagez avec EasyJet qu’ils disaient!...

En un petit groupe de 4 personnes, nous nous sommes rendus de Genève à Nice par EasyJet 1381, samedi 21 juillet 2007. Nous venions pour assister, le soir-même, à la manifestation artistique «Allumons Vallauris!» (dont j'ai créé le site) de notre ami Muma, artiste peintre et créateur d’événements.


Le lendemain, dimanche 22 juillet, alors que mon épouse et une amie poursuivaient de quelques jours leur visite de la région, ma mère (86 ans la veille!) et moi avons pris le car de 14h53 à Golfe Juan, à destination de l’Aéroport de Nice. Arrivée à 15h40 au Terminal 1, nous avons pris la navette pour le Terminal 2 d’où décolle EasyJet et où nous sommes arrivés avant 16h.
Ayant pré-imprimé nos cartes d’embarquement longtemps à l’avance sur Internet, nous sommes directement passés en zone d’embarquement, subissant le contrôle de sécurité.


Quelques instants plus tard, alors que je lisais l’écran avec la liste des départs, une information est apparue à côté de notre vol EasyJet 1384 de 17h10: «Retardé à 21h55»!
N’en croyant pas mes yeux et pensant d’abord à une erreur, j’ai vainement cherché un guichet d’information dans la zone d’embarquement (*), puis, laissant ma mère qui avait trouvé une place assise, je suis retourné dans la zone d’enregistrement (en remontant la filière de sécurité, aucune autre voie ne prévoyant apparemment ce mouvement! (**).

(*)    Il semble en effet qu’aucun stand d’information ou de renseignement, même temporaire en cas de problème, ne soit prévu une fois passé le contrôle de sécurité.
(**)    Aucun retour, même furtif, n’est possible sans repasser —au retour— un contrôle complet de sécurité. Si une personne du service de sécurité ou de l’aéroport pouvait accompagner un passager en cas de nécessité une minute ou deux, et lui éviter un nouveau contrôle avec déshabillage partiel (ceinture, chaussure, etc.), le gain de temps et d’énergie ne serait-il pas à l’avantage de tous?

 

Au guichet d’EasyJet, alors qu’il y avait une queue de plus de 20 personnes, j’ai pu par chance intercepter une employée lors d’un de ses déplacements et lui demander ce qui se passait pour le vol de 17h10. Première réponse évasive du genre: «Je ne sais rien, je vais me renseigner…». D’autres passagers m’ont rapidement rejoint qui se posaient les mêmes questions, tant ce retard subit de 4h45 paraissait étrange, surtout qu’aucune annonce par haut-parleur ne l’avait accompagnée.
À force d’insister, on nous répondit qu’un «responsable» d’EasyJet allait venir nous informer, puis que ce dernier devait s’occuper de l’approche de 3 avions et qu’il n’avait pas de temps (!?!). En fait, nous ne le vîmes jamais (… et même, existait-il réellement ou était-ce une réponse du genre de celles que nous allions avoir un peu plus tard?).


J’ai profité d’une accalmie pour repasser la sécurité (voir note ** ci-dessus) et aller chercher ma mère, un peu désemparée et surtout inquiète de ne pas me voir revenir plus tôt. Nous sommes donc revenus dans la zone d’enregistrement, vers le comptoir EasyJet.
On finit par nous diriger à la queue du guichet où l’employée déjà citée et un de ses collègues officiaient. Il y avait là des gens soumis à toutes sortes de conditions particulières:

  • une jeune maman, seule avec 3 petits enfants, le dernier dans une poussette;
  • un monsieur qui devait savoir s’il devait louer une voiture ou non, car il devait joindre impérativement Genève dans la soirée;
  • un autre avait un important rendez-vous professionnel lundi matin à la première heure;
  • une dame responsable d’une école privée était venue le matin-même accompagner 2 élèves et n’avait pas quitté l’aéroport;
  • ma mère qui, à 86 ans et bien qu’ayant une bonne forme physique, n’a tout de même plus vingt ans;
  • une femme dont le report du vol sur le lendemain ne posait pas de problème, son ami habitant Nice et ayant la possibilité d’aménager son emploi du temps;
  • etc.

Or que se passa-t-il?
Aucune information générale n’a été donnée, quelques mots étaient lâchés à celle-ci ou à ceux-là, toujours du genre «je ne peux rien vous dire», «je ne sais pas», «il y a un problème technique», «c’est Londres qui décide», etc. Aux questions plus précises des voyageurs expérimentés, telles que «serai-je à Genève ce soir?», «le vol sera-t-il supprimé?», «quand aurons-nous une information sérieuse?», les réponses étaient imprécises, quelque fois contradictoires, et surtout de plus en plus agressives, sans aucune empathie et faisant fi de tout cas particulier.


La jeune maman avec ses 3 enfants n’a reçu aucune aide, n’a bénéficié d’aucune attention particulière. EasyJet n'a même pas proposé un siège à ma mère qui était certainement la passagère la plus âgée de la journée... On a dû demander avec insistance, voire exiger des bons de repas, misérablement limités à € 9.60, et se les voir donner avec retenue, voire un certain mépris de la part du personnel ou accompagnés de commentaires débiles.

À ma demande expresse d’un point d’information pour la suite, et vu le refus de son collègue, une employée m’a transmis un billet sur lequel figurait un numéro de téléphone écrit à la main, sans autre indication: 0820 423 333. Renseignement pris, il s’agissait du numéro des informations de l’Aéroport de Nice... qu’il m’a été impossible d’appeler avec un téléphone mobile non français, puisque c’est un numéro surtaxé!


Au vu de ce qui précède, j’ai demandé son nom à l’employé qui nous répondait à la limite de la politesse. Devant son refus de me donner cette information pourtant légitime, je l’ai pris en photo pour être sûr de ne pas l’oublier. Il m’a alors menacé, puis dès que j’eus tourné le dos, il m’a injurié, selon ce que m’ont rapporté quelques témoins sidérés: «Il va finir au poste, ce connard!». L’individu a alors quitté son guichet (pourtant fort important vu les circonstances), pour nous suivre à distance pendant une quinzaine de minutes, puis me faire aborder par un agent de police qui avait l’air un peu interloqué et qui s’est limité à m’informer que je n’avais «pas le droit d’utiliser cette photo»… mais qui a été incapable de me citer une utilisation possible qui tomberait sous cette interdiction! On se serait cru dans une scène de Labiche.


Ensuite, nous sommes allés au self-service du second étage. L’endroit était plus calme et un peu plus confortable. C’est là que nous ont rejoints deux passagers de notre vol, aussi scandalisés que nous par l’attitude d’EasyJet et de son personnel. Mme A. de Blonay et M. T. de Villars-sur-Glâne, près de Fribourg.
Nous avons échangé nos quelques maigres informations. Eux aussi étaient sous le choc et bien décidés à ne pas laisser passer de telles lacunes dans l’organisation, la gestion des imprévus et surtout le manque de compréhension et de motivation de la part du personnel.


Vers 20 h, nous nous sommes aperçu qu’aucun message de service ni appel n’était diffusé dans le self-service (ce qui ne peut pas être imputé à EasyJet, mais qui arrivait un peu comme une cerise sur le gâteau)! Et nous qui croyions que le midi était le pays de la communication!


Sur les écrans d’information, notre vol était toujours indiqué «Retardé à 21h55» et le vol 1386 de 21h50 était indiqué «Supprimé».
Nous sommes donc retournés dans la zone d’embarquement… en passant une nouvelle fois le contrôle de sécurité! D’autres passagers y étaient déjà, mais aucun message n’avait été diffusé, ni par haut-parleur, ni par le personnel d’EasyJet.
Mme A. qui connaît un responsable d’EasyJet à Genève l’a appelé à plusieurs reprises, ce qui nous a permis d’avoir quelques informations supplémentaires, pas toujours claires ni concordantes avec celles qui circulaient à Nice, mais apparemment plus fiables (?).


Vers 22 h, changement de l’affichage, sans commentaire: «Embarquement 22h50».
La première information par haut-parleur a eu lieu à 22h12, pour annoncer que l’avion était parti de Genève et y retournerait ce soir.


Un avion est effectivement arrivé vers 22h30 et l’embarquement commença vers 22h50, effectué par une seule jeune fille, débordée et au bord de la crise de nerfs, face à des voyageurs de plus en plus impatients. À un moment, elle a même interverti la carte d’embarquement de ma mère et la pièce d’identité de Mme A. et voulut retenir cette dernière sans ménagement, ce qui valut un violent échange verbal entre Mme A. et l’employée d’EasyJet. Cette dernière a appelé par téléphone un membre de la Sécurité qui aurait mieux fait de donner un coup de main préventif que de retenir Mme A. et de la menacer de l’exclure du vol.

Finalement tout est rentré dans l’ordre, mais l’atmosphère électrique et désécurisante créée et entretenue par les bévues du personnel était fort désagréable et a entaché gravement l’image d’EasyJet dans l’esprit des passagers. L’opinion générale était que la seule qualité de cette Compagnie était finalement ses prix... mais que le bon marché est parfois trop cher! Déplorable.


Le premier mot d’excuse est venu du commandant de bord de l’avion, après l’embarquement, vers 23h15.
Cinq minutes plus tard, le commandant informait que certains passagers ayant quitté l’aéroport sans avertir la Compagnie ni récupérer leurs bagages, il fallait ressortir les 90 bagages en soute pour éliminer ceux des absents. Ce contretemps est finalement aussi imputable au manque d'informations et de communication du personnel d'EasyJet: dans de telles circonstances, il est tentant de tout laisser et d'aller en ville manger, voire passer la soirée. Personne n'a été rendu attentif au problème de sécurité que représenterait l'abandon de bagages. De plus, si cette opération devait durer plus de 20 minutes, le vol serait annulé pour cause de fermeture de l’Aéroport de Genève. Elle a duré exactement 20 minutes.


Le départ s’est passé immédiatement après. Du premier mouvement de l’avion sur le tarmac de Nice (23h50) à l’atterrissage sur la piste de Cointrin (0h27), il ne s’est écoulé que 37 minutes (1 heure selon l'horaire)! Il était temps, l’Aéroport ayant accepté de garder sa piste ouverte jusqu’à 0h30, spécialement pour notre vol (?).

Durant le vol, le personnel de bord est passé pour vendre des boissons et des sandwiches. Sans même parler de collation «coûteuse», pas même un verre d’eau n’a été offert en récompense à la patience des passagers. Il n’y a pas de petit profit. EasyJet venait de rater sa dernière chance de rattraper son image…


À notre arrivée, aucune assistance d’EasyJet, personne alors qu’on avait 6h30 de retard sur l’horaire! Mme A. et moi-même avons pris dans nos bras les 2 plus «grands» enfants exténués de la jeune maman, M. T. se chargeant de mon bagage de cabine.
Par chance, la Police et les Douanes françaises avaient déjà fermé boutique (pourquoi pas plus souvent?) et la police suisse a fait en sorte de ne pas ralentir le flux des passagers (merci!). Les voyageurs sans bagage de soute que nous étions sommes sortis de l’aérogare vers 0h45.


Un passager du vol qui était attendu par un ami spécialement venu de Chamonix, a appelé ce dernier dès la sortie de l’avion pour constater avec stupéfaction qu’«on» (certainement EasyJet?) avait dit à cette personne que le vol n’arriverait pas cette nuit et qu’il était inutile de l’attendre plus longtemps. Déjà à 30 minutes de Genève, le chauffeur a donc dû faire demi-tour.


Le dernier train à destination de Fribourg part de l’aéroport à 22h47 et pour Lausanne à 0h12. À l’heure où nous sommes arrivés, plus aucun moyen de transport public n’était disponible. Seuls quelques taxis attendaient encore à la station. M. T. et moi-même avions rendu attentif à ce phénomène le personnel d’EasyJet à Nice. Ceux-ci nous ont fermement annoncé que le voyage et la responsabilité de la Compagnie s’arrêtait au sortir de l’avion et que la suite n’était pas leur problème!


En ce qui concerne M. T. à destination de Villars-sur-Glâne (Fribourg), ainsi que ma mère (Nyon) et moi (Lausanne), la chance a fait que nous avons pu profiter de l’amabilité et de la générosité de Mme A. qui avait sa voiture au parking. Qu’aurions nous fait sans le geste solidaire de cette dame? Je préfère ne pas y penser.

 

N.B.: Ce texte a été transmis à EasyJet il y a une semaine et demeure sans réponse aujourd'hui.

Aujourd'hui 31 juillet 2007, un article du quotidien gratuit «20 Minutes» annonce que les compagnie «low-cost» sont les rois du litige... on ne peut qu'être d'accord!


Même pas peur...

Le 15 mai, en quittant mon bureau, je roulais le long du quartier des Faverges (pour ceux qui connaissent Lausanne, à proximité de la rivière Vuachère qui fait la limite Lausanne-Pully). Et là, au bord de cette rue peu fréquentée mais loin d'être déserte, dans le fourré, un renard me regardait. J'ai arrêté ma voiture, fait marche arrière, baissé la vitre, pris mon appareil de photo dans mon attaché-case et j'ai encore eu le temps de tirer le portrait du Goupil avant qu'il ne décide de s'enfoncer dans le bosquet et de retourner à ces affaires...

Même si ce n'est pas la pleine ville, on est bien dans un contexte urbain, en plein jour, et l'animal n'est en rien effrayé. 

P.S.- Ce message un peu court et banal sert aussi à faire patienter mon hébergeur qui exige un article tout les 2 mois sur ce blog ... alors que je n'ai pas les moyens de partir en voyage aussi souvent!   ;-)


Quelques portraits

Lausanne, Suisse, avril 2007

Je suis de retour en Suisse depuis le 5 avril dernier. Avec près de 30°C de moins au thermomètre, mais satisfait d'un périple riche en découvertes et en rencontres.

Voici quelques portraits de personnes qui me sont chères et que j'ai rencontrées pour la première ou la x-ième fois lors de ce séjour d'un mois au Mali et au Burkina...


Retour au Burkina

Ouahigouya, Burkina Faso, jeudi 29 mars 2007

Lundi dernier, c’était le retour vers le Burkina: levé au réveil du téléphone portable (une fois n’est pas coutume) à 5h30. Derniers préparatifs, et attente de 7h où Oumar et Dolo seront mes compagnons de route dans le véhicule de Prométhée, jusqu’à Koro.

Il ne fait pas trop chaud (entre 30 et 35°C) et la route est goudronnée jusqu’à Bandiagara. À Sévaré, près de Mopti, Kodio nous attend avec du courrier pour IDL.

Mopti-Ouahigouya


On est à Bandiagara à 8h environ. Café au lait, pain dans une petite cafétéria sympa (que j’ai dû imposer à mes guides!). Rapide passage au prestigieux Cheval Blanc pour une dernière discussion avec Thierry Enger (et Jean Bastian, le propriétaire des lieux) sur les projets un rien délirants que Kassambara avait exprimés lors du passage de Thierry à Mopti: devenir un acteur dans les télécoms et Internet pour tout le nord du Mali!... des rêves pas très cohérents, totalement démesurés et surtout ignorants totalement les réalités de la branche.

Départ du Cheval Blanc vers 9h. On prend la piste Bandiagara-Bankass, la même route que pour venir il y a 15 jours. On y croise d’abord Laure, puis Olivier, les co-gérants de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti et mes co-locataires très absents de la villa où je logeait. Ils rentrent d’une virée avec des amis.

Mopti-Ouahigouya Mopti-Ouahigouya


Arrêt au sommet avant la descente de la falaise, pour quelques images. Un camion nous averti qu’il y a un accident un peu plus bas. En effet, au bas d’une côte à plus de 12%, on découvre un car renversé, avec semble-t-il un blessé sérieux et d’autres légers. Un médecin est sur place. Ils attendent l’ambulance, mais tant que personne ne paye son déplacement, l’ambulance ne bouge pas... Les négociations sont en cours, alors que la population du village du pied de la falaise (d’où vient le car) grimpe à pied vers le lieu de l’accident.
Le car montait (!) la côte quand l’accident s’est produit. Encore une vitesse qui ne s’est pas engagée et vu la surcharge et le mauvais état des freins... on repart en arrière?

Mopti-Ouahigouya


Relativement prudent dans la montagne, Oumar roule comme un fou sur la piste. Je lui ai rappelé qu’il cassait le véhicule, qu’on n’avait tout le temps, que si s’était son véhicule, il roulerait certainement moins vite, rien n’y fait. Heureusement que les sièges sont confortables, car 110 km/h sur la tôle ondulée, ça craint! Un peu le Dakar!

Arrivée à Koro peu avant 11h. Le superbe Ordre de Mission, cacheté et signé par Kassambara aura été inutile car on ne nous a pas arrêtés aux quelques barrages rencontrés. Dolo a des courses pour Prométhée, Oumar va profiter de rechercher son père (accidenté dans la région).

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On dépose donc mes bagages à la «station» où le minibus de Mamoudou s’arrête, je prend mon ticket et je vais me faire une bière (ou deux!) avec un porc au four dans un troquet appelé Bar Anayé, à quelques centaines de mètres. C’est certainement moins chic que «l’Aventure» (voir le trajet aller), mais autrement plus sympa!

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Grande discussion avec un prof et chercheur en terratologie végétale (j’ai apris un nouveau mot!) à l’Uni de Bamako, actuellement en vacances. Ancien étudiant des années soixante en Belgique, il est peut-être un peu alccolique, mais pas ininterressant du tout et m’a posé des tas de questions pertinentes sur la Suisse et l’Europe!

Vers 13h15, je vais tout de même voir si le minibus de Mamoudou est arrivé. Toujours rien, sauf la poussière et la chaleur, vraiment intense. Il fait en effet nettement plus que les 42°C annoncés à la météo (évidemment «sous abri»), même si comme moi on choisi la partie «paillote» de l’abri plutôt que la tôle!

Il est environ 14h quand Mamoudou arrive. Une crevaison l’a retardé (à l’aller on était arrivé à midi et demi, avec la même course). Réparation des 2 roues et chargement des bagages effectué, on est enfin parti vers 15h.

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L’air est brûlant (50°C?): on ne tient pas longtemps avec la main hors du véhicule, même à 60 km/h! Le vent est moins fort qu’à l’aller et il y a un peu moins de poussière. J’ai déjà parlé de la frontière, à plus de 10 km du premier village, tant d’un côté que de l’autre, et marquée par les fameux poteaux en béton. Cette fois je l’ai photographiée!

Mopti-Ouahigouya


Arrivée à Ouahigouya à 17h30, après un voyage sans histoire... sauf que la roue est à nouveau crevée (réparation africaine!). Il est 18h quand j’entre au Colibri, 5 minutes plus tard, Aly m’y rejoint et 10 minutes après, c’est «Six-six» le coursier des groupements Naam qui veut me voir... pourtant, lui n’a même pas de téléphone! Comment est-il au courant de mon arrivée?


En pinasse sur le Niger

Mopti, Mali, dimanche 25 mars 2007

Hier, journée de vacances! Une virée en pinasse sur le Niger pour aller rendre visite à une association de femmes soutenues par Prométhée, dans le village de Wandiaka. C’est tout de même à 2h30 de navigation en pinasse, ce qui doit faire une trentaine de km.
La pinasse est une sorte de grande pirogue à moteur. C'est une «6 tonnes» mais il y en a jusqu'à plus de 40 tonnes de charge utile. La nôtre est équipée pour promener les touristes, avec bibelots décoratifs et gilets de sauvetage EasyJet! Kodio, l’homme de terrain de Prométhée, et moi sommes seuls en plus de l’équipage formé de 4 personnes.

Mopti-Wandiaka

La pinasse est non seulement l’autocar du fleuve, c’est aussi le camion et on croise des bateau très lourdement chargés, parfois appontés à une pirogue de chaque côté, pour augmenter encore la charge. En Afrique, celui qui n’est pas en surcharge est un imbécile, que son moyen de transport soit sa tête, un vélo, un âne, une moto, un «bâché», un camion ou un bateau! Même certains avions sont surchargés, mais là le risque est majeur, voir le crash de Cotonou, il y a quelques années!

Mopti-Wandiaka Mopti-Wandiaka

À l’aller, on navigue vers l’est, avec le courant mais contre le vent. Toujours l’Harmattan, qui ne se contente plus de soulever la poussière, mais crée aussi de petites vagues courtes et moutonnantes. Le Niger est vaste et malgré les eaux basses (et qui baissent encore), on a souvent l’impression d’être sur un lac. À bien des endroits, la profondeur est faible et les pinassiers connaissent bien le fleuve: on navigue tantôt près d’une rive, tantôt près de l’autre, pour éviter les hauts-fonds. Il y a aussi des filets que les pêcheurs tirent en pirogue et dans lesquels il ne faut pas prendre l’hélice.

Mopti-Wandiaka

À Wandiaka, une délégation des femmes nous reçoivent dans une cour. Grande discussion où je ne comprends évidemment rien si ce n’est les quelques traductions faites par Kodio. On est en territoire Bozo; quelques femmes sont Peul (parlent le fulfuldé). Outre les salutations et les présentations qui ont bien pris une heure, ce qu’elles demandent en gros, c’est plus d’aide de IDL (est-ce un lapsus de mon traducteur: on parle bien d’IDL et non pas de Prométhée!).
Photo souvenir et retour à Mopti via un groupe de bâtiments au bord du fleuve, gérés par Prométhée, et pompeusement appelés «Centre de formation en développement des capacités»! Certainement pratique pour des formations réunissant plusieurs dizaines de personnes et concernant des sujets non technologiques (un petit groupe électrogène peut fournir un peu de lumière, mais guerre plus), il comprend des chambres, un bâtiment cuisine, une paillote (actuellement sans paille!) et un jardin de démonstration pour l’agro-foresterie. Mais l’état général, comme l’enseigne, et notamment les murs en banco supporteraient un peu d’entretien...

Mopti-Wandiaka