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Post Scriptum...

Marre des «bugs» de ROMANDIE.COM !

Lausanne, le 26 octobre 2007

 

Oui, j'en ai marre des erreurs et des difficultés —voire des impossibilités— de mise en page chez cet hébergeur de «blog» qu'est <romandie.com>. Cela fait longtemps que je voulais changer. Malheureusement, le nom «Post Scriptum» que je voulait utiliser était déjà pris partout ailleurs... Jusqu'à ce que je découvre que <Blogger> permettait d'externaliser le «blog» sur un autre site.

Et voilà! Mon dernier article sur Taiwan est publié sur mon nouveau «blog»! Ce n'est pas forcément mirifique, et je dois encore apprendre à maîtriser ce nouvel interface, mais cela semble mieux.

Il vous reste à noter la nouvelle adresse, malheureusement un peu plus compliquée que la précédente:

<www.venoge.ch/blog/postscriptum.html>

... mais il vous suffira, après l'avoir cliquée, de la mémoriser dans vos favoris ou autre marque-pages. Finalement, mon site personnel <www.venoge.ch> sera à même de vous réorienter si nécessaire!

 

Donc, rendez-vous de l'autre côté


«Taipei 101», quelques images

Images: Taipei, jeudi 18 octobre 2007
Texte: Lausanne, dimanche 21 octobre 2007

Las d’attendre le soleil et voyant la fin du séjour arriver, nous avons décidé de monter au sommet de la fameuse tour inaugurée en 2004. En fait de sommet, le public ne peut atteindre «que» le 89e étage, à près de 400 m de hauteur sur les 508 que mesure le bâtiment. Ça fait déjà pas mal!


Le building a une forme extérieure rappelant un tronc de bambou et, malgré certains détails qui pourraient paraître lourds ou pas très beaux, l’élégance de l’ensemble est assez étonnante. Cet édifice est vraiment immense, mais il n’écrase pas les alentours. On a une impression de grandeur, mais pas de pesanteur...


Pour le public, l’ascension se fait d’une seule volée, du premier sous-sol au 89e étage, en 39 secondes accélération et décélération comprises! L’ascenseur le plus rapide du Monde, ça arrache: 1010 m/minute à la montée et «seulement» 600 m/minutes à la descente.

La structure de la tour est prévue pour «encaisser» un tremblement de terre de 7 sur l’échelle de Richter, de gros typhon, ou... la «collision avec un aéronef léger». Au 88e étage, il y a Damper Baby, le plus gros des contrepoids anti-mouvement (d’autres plus petits sont semble-t-il placés à différentes hauteurs?). Cet amortisseur est une masse de 660 tonnes d’acier (?) suspendue à des câbles (peinture dorée avec paillettes!) et posée sur des vérins. Le tout est calculé pour limiter le balancement de la tour au cas où...


Depuis là-haut, la vue sur Taipei est impressionnante:

La croix jaune marque le point d’où nous avons fait les photos avec Sylvain
(voir ci-dessus et dans mon premier article depuis Taipei).



Remarque: la tour au premier plan fait bêtement une trentaine d’étages, donc un peut moins de 100 m de haut!

Bref, on y était!

Difficile d’oublier «Taipei 101»: la photo de droite a été prise à environ 5 km...


* * *
 
On est donc rentré en Suisse samedi, mais il y aura encore au moins un article sur Taiwan après celui-ci, certainement consacré aux étrangetés et originalités de ce pays pour nos yeux d’Européens.
Alors, à plus...

Les temples bouddhistes: kitsch et beauté

Taipei, jeudi 18 octobre 2007

Je ne suis pas un spécialiste des religions, mais l’interaction de celles-ci avec la vie quotidienne des gens m’intéresse. En Afrique et notamment au Mali, j’ai trouvé un islam envahissant, rétrograde, et contraignant jusqu’à l’absurde. Ici, avec le bouddhisme, on a l’impression d’une croyance complètement intégrée aux activités humaines. Les dieux sont partout, on peut donc y faire référence à tout moment, mais à la différence de l’animisme africain où les accessoires sont en principe légers et mobiles, ici on a des temples où l’on invoque les divinités.


Cela va de l’imposant groupe de bâtiments ceinturant une ou plusieurs cours rectangulaires, au petit temple privé sous forme de cabanon, ou d’autel dans les appartements les échoppes ou les ateliers.



Le bouddhisme est plus une philosophie qu’une véritable religion et les rites de prières ou d’offrandes sont souvent pratiqués individuellement. Il semble que les cérémonies collectives soient plutôt attachées à des événements (commémorations, funérailles, etc.). Dans les temples, des gens prient en brûlant des baguettes d’encens. Mais il y a plus compliqué: par exemple, certains tirent d’une vasque, au hasard, une sorte de bâton plat en bois de 60 cm environ portant des caractères chinois. Ils récitent quelques paroles, puis jettent au sol 2 morceaux de bois en forme de croissants peints en rouge, avec une face plate et une face bombée. Si ces pièces se retrouvent 3 fois de suite l’une sur une face, l’autre sur l’autre, ils ont réussi et... leur voeux sera-t-il exhaussé?, leur offrande sera-t-elle acceptée?, je ne connais pas précisément le fin mot de l’histoire, mais c’est bien tortueux à souhait! Sinon, ils tirent un autre bâton... ou en restent là.


Dans certains temples, des objets brillants sont pendus dans le vent, avec les espérances de mariage, de maison, ou d’examen réussi.
Le culte des ancêtres prend aussi une part importante des activités religieuses, et notamment l’envoi de moyens financiers aux chers disparus (l’au-delà c’est pas gratuit!). Cela se fait très simplement en brûlant des billets de banques (évidemment faux, mais imprimés et vendus spécialement à cet effet).


Pour ceux que cela intéresseraient, voici 2 liens qui peuvent être utiles, mais attention: il y a plusieurs branches du bouddhisme et ça devient vite assez compliqué!
<www.buddhaline.net> ou Le Bouddhisme en Chine.

Pour ne pas dire plus de bêtises, je vais me concentrer sur le côté esthétique et architectural de ces temples. Ils regorgent de beaux objets (cloches, vasques, toitures, sculptures, bas-reliefs etc.), souvent noyés dans un environnement kitsch rouge et or très chargé, alors... juste pour le plaisir des yeux!?



 

* * * *

Voilà. Demain soir, on prend l’avion pour le retour.
Mais il y aura encore d’autres articles sur Taiwan, ne vous découragez pas!

[Prochain article: Taipei vu du 89e étage de la tour «Taipei 101»]

Un métro est l’image de sa ville...

Taipei, lundi 15 octobre 2007

Une ville de 3 millions d’habitants (dans une région de 6 millions) a forcément des problèmes de transports publics. Taipei les a partiellement résolus grâce à un réseau d’autoroutes urbaines, souvent en viaduc par-dessus des rues «normales», et surtout grâce à un métro qui fonctionne particulièrement bien: le MRT (Metropolitan Rapid Transit ou Mass Rapid Transport, les deux versions existent).

C’est 3 lignes principales avec quelques embranchements et croisements. Les 2 plus longues font une vingtaine de km chacune, la 3e une douzaine. Mais ce qui est remarquable, c’est le fonctionnement: la discipline des usagers est simplement sidérante si on la compare par exemple à ceux du métro parisien et, même aux heures de pointe, le flux reste rapide. On sait qu’une foule se comporte globalement comme un fluide et toute turbulence perturbe et ralentit l’écoulement. On a ici une illustration parfaite de la théorie.

Dans les escaliers roulants, d’abord, ceux qui se laissent déplacer sans effort sont alignés serrés à droite, laissant la file de gauche libre pour ceux qui seraient plus pressés ou sportifs. Ce qui est particulièrement efficace, car cet alignement se dessine loin avant l’escalator s’il y a foule; on ne s’agglutine pas au bas de la rampe dans l’espoir de gagner une ou deux places!


Dans nombre de stations à grand trafic, la partie centrale des quais est marquée de panneaux et d’indications au sol: «Voie de circulation. Ne flânez pas!» [Do Not Loiter]. Mais ce qui est le plus impressionnant est l’accès aux trains. Les passagers se mettent sagement en files indiennes, exactement de part et d’autre des endroits où s’arrêteront les portes des wagons. Ces points sont signalés par des segments blancs au bord des quais [Waiting Line] et la plupart du temps, des bandes blanches au sol délimitent la forme de la queue sur quelques mètres (en général en V par rapport à l’accès, quelquefois même, les branches sont coudées si la file est gênée par un mur ou un pilier!). Lorsque le train s’arrête, les passagers débarquent par le centre, sans obstacles, puis les files d’attente se vident dans les wagons en bon ordre et dans le calme. Pas de bousculade, pas de collision. Au signal sonore indiquant le prochain départ, les gens s’arrêtent, personne ne tente de forcer le passage ou de bloquer la porte: on attend la rame suivante dans quelques minutes. En plus, aux heures de pointes dans les grandes stations, des agents dissuadent les éventuels indisciplinés à grands coups de sifflets et de moulinets de bâtons lumineux (c’est peut-être plus pour les étrangers que pour les locaux!).


Cette discipline de la population est encouragée par une signalétique omniprésente: les panneaux d’interdictions, les affiches lumineuses et les marquages au sol sont renforcés par des écrans vidéo alternant informations sur le trafic et consignes de sécurité. Dans le métro de Taipei, on ne fume pas, on ne mange pas, on ne boit pas, on ne court pas, on ne s’appuie pas sur les parois des escalators et on tient la rampe, on ne grimpe pas sur les barrières, les enfants de moins de 115 cm passent les portillons devant les adultes, on tient sa droite, on attend derrière la ligne blanche, on ne franchit pas la ligne jaune, on ne laisse pas courir les enfants,... et pour le reste on fait confiance à l’autodiscipline!  :-))

 
 
 
 

L’accès au MRT est bon marché. Les courses s’achètent à la pièce par des jetons (récupérés au portillon de sortie et réutilisés!), ou par cartes prépayées, rechargeables et consignées! Il suffit de placer la carte sur l’image d’une carte sur le portillon pour que ce dernier s’ouvre. Même chose à la sortie où la course est débitée de la carte en fonction du trajet. Ce qui est génial, c’est que l’action n’est pas mécanique ni magnétique et que cela fonctionne même à une certaine distance, si la carte est dans un porte-monnaie ou un sac, poser l’objet sur le portillon fait très bien l’affaire. Pratique et rapide!


Les rames sont ouvertes et on peut passer de wagon en wagon, comme à Lausanne (mais contrairement à Paris, par exemple). Dans chaque wagon il y a quelques places réservées aux personnes âgées, femmes enceintes ou handicapés. Ma mère a ainsi toujours trouvé une place assise. Ce qui frappe aussi, c’est que la petite taille moyenne des taïwanais fait que je passe juste sous les barres de sécurité sans me baisser et que les poignées sont à la hauteur de mes épaules!

Du fait que les voyageurs ne fument pas et ne consomment pas de nourriture dans toute la zone du métro, aucun déchet ne traîne, ni sur les quais, ni dans les trains. Tout est propre et en bon état... et les résultats sont là: Le métro de Taipei est un des plus fiable au Monde, avec, ces 3 dernières années, seulement une trentaine d’incidents par année qui causent un retard de plus de 5 minutes! La distance parcourue entre chaque incident causant un retard de plus de 5 minutes est de plus de 1’700’000 km, ce qui place le MRT en tête pour la fiabilité des 25 membres de l’association Nova/CoMet, dont notamment les 12 métros les plus grands du Monde avec chacun plus d’un demi milliard de passagers par année.

Le calme et la propreté sont générateurs d’un grand sentiment de sécurité, mais les psychoses existent partout et même si les agressions contre les femmes seules sont semble-t-il quasi inexistantes, la peur de certaines a trouvé une réponse dans les «Zones d’attentes nocturnes pour femmes»: sur chaque quai, une surface délimitée au sol par une ligne bleue est sous surveillance vidéo la nuit. Ça rassure...

À l’extérieur, un détail qui peut avoir son importance: chaque entrée de souterrain est protégée des inondations par quelques marches montantes avant les escaliers descendants. Il ne faut pas oublier qu’on est dans une zone tropicale avec pluies et typhons!

Voilà. En écrivant cet article, je pense aussi —en me réjouissant— au futur métro M2 lausannois. Toute proportion gardée, sera-t-il aussi performant?

[Prochain article: peut-être sur les temples bouddhistes.]

Le pays du sourire levant!

Taipei, mercredi 10 octobre 2007

Voilà, on y est! Depuis lundi matin, nous sommes à Taiwan.

Le voyage a commencé dimanche matin. Levés à l’aube, Françoise et moi n’avons pas pu convaincre mon ami Jean-Jacques de nous amener à la gare de Lausanne comme prévu et nous sommes arrivés en voiture à l’aéroport de Genève-Cointrin! Ma mère, nous y a rejoints un peu plus tard, amenée par ma soeur. Un café hors de prix, l’enregistrement des bagages, un second café au même prix et départ pour Francfort avec Lufthansa.

La bonne idée a été de commander une chaise roulante pour ma mère au moment de l’enregistrement. Bien que parfaitement valide à 86 ans passés, elle marche avec une canne pour améliorer l’équilibre et n’est évidemment pas très rapide. L’aéroport de Francfort est gigantesque et —heureusement— le service y est parfait: une chaise pilotée par une charmante hôtesse a amené ma mère d’un terminal à l’autre, ce qui représente une bonne vingtaine de minutes d’une marche assez rapide, le passage dans 3 ascenseurs et une course en métro-navette! Avec notre guide, on a aussi évité de se perdre et, comme par miracle, on n’a pas (re)passé de contrôle de sécurité. Ça commençait bien.

Et ça a continué car après 11 heures de vol entre Francfort et Hongkong (long mais sans problème), une nouvelle chaise attendait à la porte de l’avion pour traverser ce second grand complexe. Là on a joyeusement passé devant tout le monde aux files d’attente et autres contrôles! Yes!  :-)

Même chose encore à notre arrivée à Taipei, de l’avion jusqu’au hall d’arrivée, après la douane, avec un passage par la file «personnel diplomatique» du contrôle des passeports! Là on a retrouvé Li-Chin et Sylvain avec un taxi minibus.

N.B.– Pour ceux que ne le sauraient pas encore, nous sommes là pour les fiançailles (ou le mariage taïwanais!) de notre fils avec son amie qui est d’une famille originaire de Taiwan... bien avant l’invasion de l’île par Tchang Kaï-Chek en 1949, le détail peut avoir son importance!

Nous avons pris nos aises dans un magnifique hôtel et le soir-même, la soeur de Li-Chin nous attendait dans un restaurant pour un succulent repas où, bien entendu, on ne connaît pas le nom de tout ce qu’on a mangé!


De gauche à droite: La soeur de Li-Chin, votre serviteur, Li-Chin, Sylvain, ma mère et Françoise. [Photo: une serveuse serviable.]

 

***


Hier, on a confirmé (déjà!) notre pratique du métro —je reviendrai sur ce sujet qui mérite un développement!— et on a débarqué près du building «Taipei 101» (prononcez: One-O-One si vous parlez anglais... et inutile d’essayer le mandarin!). C’était le plus haut bâtiment du monde avant la construction (déjà terminée?) d’une tour à Doubaï, sauf erreur. Imaginez: 101 étages pour 508 m de haut, un bon bout de plus que la Tour Eiffel! Taiwan étant sur une faille sismique, le bâtiment est fait pour résister à des tremblements de terre de plus de 7 sur l’échelle de Richter. Une masse de 800 tonnes d’acier est fixée aux alentours du 88e étage pour limiter le mouvement de la tour en cas de typhon violent ou de mouvements du sol. Et si ça ne suffisait pas, il y a Sylvain!


Le temps étant complètement couvert depuis notre arrivée, on a provisoirement renoncé à aller au sommet et on s’est contentés d’une visite à la galerie marchande de luxe qui se trouve au pied de la tour... tout de même sur 5 ou 6 niveaux de 4 à 5 m et sous une verrière qui doit être à plus de 20 m du dernier étage. On ne fait pas dans la demi-mesure! Et il y a là absolument toutes les grandes marques de la mode, des bijoux, de l’horlogerie et de tas de choses inintéressantes mais certainement très chères. Juste de mémoire: Dior, Gaultier, Versace, Gucci, Swarovski, Jeager-Le Coultre, Rolex, Swatch (!), Chanel, Bally, Bose, Sony, et j’en passe!

Aujourd’hui, c’est la fête nationale, on a été voir les feux d’artifices.
Et demain on va faire connaissance des beaux-parents et un peu de tourisme à 150 km de Taipei.

À plus!